Bienvenue sur le blog de Machablabla et Tyrwaz, figurinistes maniaques et joueurs de DBM, DBA et autres joyeusetés...
Hier soir, c'était soirée DBM, entre autres, à Fumbles. Une grande première, et à plus d'un titre ! Première partie DBM pour la plupart des participants et première initiation organisée par nos soins. Le format choisi permettait une approche simple et exhaustive de la règle. De par l'échelle choisi pour commencer : 200 pts d'armée de part et d'autres. On reste comme ça à un format raisonnable. L'approche ludique permettait elle aussi de gagner en fluidité : chaque armée était composée de deux corps, chacun joué par un joueur. On garde et l'intérêt stratégique de DBM de par les deux corps et une certaine rapidité de jeu de par la répartition entre deux joueurs de la gestion de l'armée. C'est la composition des armées qui permit l'approche globale de la règle avec une opposition de style très variée. J'ai ainsi nommé pour les belligérants (brancher "Eyes of the Tiger" de Rocky I, II, III, IV, V, VI, NON) :
Armée entièrement régulière, coûteuse en troupes lourdes donc peu nombreuses mais solides : les Chinois de Vince (The Vince's Chineses !).Ils leur faudra être efficace, car avec leur faible seuil de démoralisation, ils ne peuvent pas se permettre beaucoup de pertes. Vince et Macha auront la charge de mener à la victoire cette armée.
III/ 20 Sui and early T'ang Chinese 581 après JC – 755 après JC
Aggressivité : 3
1er corps
Commandant en chef – reg Cv(S) 30 AP
Cavalerie lourde – 3 reg Cv(S) 30 AP
Cavalerie cataphractée – 2 reg Kn(X) 26 AP
Archers à cheval – 4 reg LH(F) 16 AP
10 Equivalents Eléments > Démoralisation à 4 EE. 102 AP
2ème corps
Sous-général – reg Cv(S) 30 AP
Cavalerie lourde – 3 reg Cv(O) 24AP
Infanterie Pu-Ping – 4 regSp(O) 20 AP
Archerie Pu-She – 4 reg Bw(O) 20 AP et 2 reg Ps(O) 4 AP
12,5 Equivalents Eléments > Démoralisation à 4,5 EE. 98 AP
Le petit mot de Macha :
"Notre stratégie avec Vince a été bâtie sur deux idées simples. La première lors de la conception de la liste consistait à former un centre solide et polyvalent constitué d'infanterie lourde et d'archers. D'un côté tournera un groupe de quelques cavaliers lourds, quand de l'autre, et ce sera l'arme offensive principale, s'articulera un fort corps de cavaleries, lourde, cataphractée et légère. En somme : un centre solide, sur chaque flanc un groupe de cavalerie, dont un plus faible, qui temporise, l'autre plus fort, qui attaque. Un classique !
La seconde idée nous est venue lors du déploiement. Notre côté de table était rempli de terrains difficiles. Un gros danger puisque l'armée adverse comprend énormément d'auxiliaires, de psilois, qui sont à même d'envahir ces terrains puis d'en surgir de toutes parts. Il fallait donc essayer de bondir au plus vite assez loin de ces terrains difficiles pour que le combat se passe sur la plaine, d'où notre déploiement très en avant. Quant à la position du déploiement sur la largeur, il nous a été dicté par la morphologie de l'armée adverse et le déploiement de son premier corps : le plus gros corps numide complètement sur notre aile gauche, avec sa légion de type romain sur le bord de table. Nous avons alors voulu tenter de nous déployer en masse sur la partie droite de la table. Notre corps contenant l'infanterie est placé serré sur notre droite, cavalerie à droite pour interdire les débordements en bord de table. Quand nos adversaires numides ont déployé leur second corps dans la ligne du premier, étalant leur armée sur toute la largeur de la table, le déploiement de notre force de frappe, le corps du général en chef, toujours serré sur la droite, en face de la jonction entre les deux corps ennemis, nous est apparu idéal : nous allions tenter d'enfoncer brutalement cette jonction avant que le gros corps numide, celui mis à l'écart par notre déploiement, ne nous fonde dessus et ne nous submerge. Nos quatre cavaliers légers devaient, eux seuls, en finesse, occuper le plus lontemps possible, la vingtaine de plaquette de ce grand corps opposé."
Armée à dominante irrégulière, foisonnant de troupes légères très mobiles, mais aussi très fragiles, et en grand nombre, donc prête à encaisser les coups : l'armée numide de Juba I (aucun rapport avec Star Wars...). Pourquoi Juba I ? Il permet d'aligner deux éléphants et une pseudo légion qui assurent respectivement une bonne force de frappe et un noyau solide. La multitude de troupe légère, notamment les Ax (I) qui ne coûtent que 2 pts, permettent de gonfler considérablement le moral de l'armée et d'ainsi voir le seuil de défaite à 20 plaquettes. C'est Hervé et Lucas qui en seront les généraux !
MISE EN PLACE DU DECOR :
Après avoir été désignés envahisseurs, Macha et Vince sont les premiers à pouvoir choisir des éléments de décor qu'ils pourront placés par la suite. Ils tentent d'obtenir une rivière (the Tyty's River !) mais doivent se contenter d'une route.
C'est ensuite à nos deux défenseurs, Hervé et Lucas, de déterminer le gros du décor. Comme ils sont défenseurs, ils sont obligés de placer les éléments obligatoires de leur liste d'armée, à savoir au moins une colline escarpée. Ils choisissent d'opter pour une forêt. Ces deux terrains seront des terrains difficiles (Difficult Going : DGo).
Après avoir déterminé tous les éléments à placer, ceux-ci sont disposés sur la table. Les deux éléments difficiles se retrouvent concentrés dans la zone de déploiement des Chinois (qui n'ont aucune troupe adéquate pour pouvoir les tenir) tandis que la route parcourt de part en part le champs de bataille.
DEPLOIEMENT :
Les Numides étant défenseur, ils doivent se déployer en premier. Les bagages installés de part et d'autres, le plus gros corps (en terme de plaquettes !) se place en premier. Il s'agit pour eux du corps de leur général en chef incarné par Lucas. Il se déploie sur l'aile droite en plaçant de droite à gauche ses légions, ses auxiliaires, ses psilois et ses éléphants. Le Lh est placé juste derrière en soutien, prêt à bondir pour parer à toute éventualité. Le général est accollé à la masse pour lui permettre de bénéficier de son bonus de commandement.
Ils barissent mais White n'est pas là...
Comme pour laisser les Numides le bec dans l'eau, les Chinois se déploient à l'extrême opposé, sur leur propre aile droite :
Toute la piétaille chinoise, archers et lanciers, se retrouve concentrée ici, soutenue par de la cavalerie lourde.
C'est au tour du deuxième corps numide de se placer. Hervé encadre son infanterie légère par ses cavaliers légers (Light horse : Lh) :
Il ne reste plus que le général en chef Chinois (Mao Tse Mach') à faire son entrée. Sa cavalerie lourde et lui même se déploient dans la continuité du corps du sous-général (Sun Vince) tandis qu'une unité de cavalerie légère (des Lh(F), F pour Fast) se forme en colonne sur les pentes de la colline escarpée.
TAYAU !
C'est le premier tour et les envahisseurs chinois mettent à profit le bon commandement de leurs généraux pour fondre sur leurs adversaires. Ainsi les Lh descendent de la montagneu à cheval (clap ! clap !), ils descendent de la montagneu à cheval (clap ! clap !), ils descendent de la montagne, ils des... Pardon.. Simultanément, la cavalerie disposée au centre du dispositif (qui comprend de redoutable chevaliers cataphractés armés d'une lance à deux mains : des Knight (X) ! et non pas des Knackis...) pivote pour faire face au pachyderme. L'aile droite quant à elle se redéploie pour s'aligner face aux Numides menaçant leur flanc droit.
...ils descendent de la montagneu à cheval, clap ! clap !
En réaction, Lucas avance ses mastodontes de combat vers la cavalerie menaçante, aidée par la colonne de Lh de droite du corps de Hervé. L'infanterie disposée sur l'aile droite avance en masse vers les Lh qui... descendent de la montagneu à cheval ! (clap ! clap !). Les légions sont laissés en retrait pour laisser un héroïque cavalier léger sortir de nul part et tenter de s'opposer aux Lh chinois qui... (ben non, pourquoi descenderaient-ils d'une montagne ?). Sur l'aile gauche numide, Hervé se prépare à faire face à son tour et redéploie sa colonne de Lh de gauche en ligne. Ils avancent conjointement avec l'infanterie légère :
...et le choc est inévitable au centre.
Descendus de la montagne, les Lh chinois sont attendus.
Eléphant et cavalerie légère de concert : ca va swinguer !
Stoïques et prêts à parer à toute menace, les Chinois n'ont nem pas peur.
Si au centre les éléphants laissent le soin aux cavaliers d'engager le combat, il n'en est rien sur l'aile droite où le cavalier léger numide s'avance vaillament sur le flanc adverse. Bien lui en a pris puisqu'il élimine son vis à vis, incapable d'effectuer un replis en bon ordre (il ne descendera plus de la montagne à cheval !). Son héroïsme sera de courte durée puisque le défunt sera vengé par ses compagnons qui auront raison du Numide, encerclé...
Le Lh pris de flanc sera rejetté contre ses camarades et ainsi éliminé.
"Le Chinois est revenchard" - proverbe numide.
Sur son aile gauche, le Numide est obligé d'aller chercher le contact pour ne pas voir son centre réduit en poussière. Les auxiliaires s'avancent ainsi sous les volées de flèches chinoises pour soutenir les Lh. Dans cette entreprise, ils perdront une plaquette, criblée de flèches.
Les auxiliaires au loin tentent d'apporter leur soutien.
Le dispositif étant suffisamment en place, la cavalerie chinoise, emmenée par son général en chef, part enfin à l'assaut des pachydermes. La situation est délicate puisque ceux-ci ont perdu la jonction avec les troupes légères. Ils sont donc tournés et pris de flanc sur leur droite. Il va falloir tenir bon pour ces géants de chair.
Quelle vue !
Ca va piquer !
Et ils tiennent bon ! Repoussant au loin la cavalerie... Le Numide en profite pour reprendre l'initiative et ainsi presser le Chinois sur son aile gauche avec les auxiliaires sur un cavalier léger et presser aussi sur son aile droite avec un Lh, soutenu par un Ax, engageant des archers. Ces même archers qui firent manger la poussière à une première plaquette de Lh, au tir.
On peut voir au loin, désigné par le doigt, le Lh contactant les archers qui ont précédemment éliminé au tir un premier Lh.
Malgré la fuite du Lh chinois au pied de la colline (qu'il devra contourner... Et oui, descendre d'une montagne à cheval est une chose, la remonter en est une autre.) le sous général perd son cavalier léger, étrillé par les archers. Le Chinois reprend les choses en main et cherche à stabiliser son assise en solidifiant ses flancs. Les deux Lh restant sur son aile gauche se ruent sur les javeliniers (les auxiliaires donc) en les prenant de flanc. La cavalerie au centre se lance de nouveau à l'assaut des éléphants.
Le Chinois maintient la pression.
Le flanc toujours autant exposé, l'éléphant de droite finit par céder sous les assauts répétés des cavaliers ennemis. Le flanc droit des auxiliaires de Juba ne résistent pas non plus à l'encerclement et se font anéantir. Un énième tir d'archer emporte dans la tombe une troisième plaquette de Lh sur le flanc gauche numide.
Faisons les comptes : le corps de Juba I tout comme le corps de son sous-général ont dû encaisser quatre pertes. Le second corps n'est donc plus très loin de la rupture avec six plaquettes comme seuil de démoralisation. Le corps de Juba a un peu plus de marge avec 8 équivalent éléments (EE) comme seuil de démoralisation. Mais le dispositif est bien entamé. Juba décide donc de prendre les choses en main et d'engager le combat de lui même. Il contacte ainsi un cavalier adverse, soutenu par ses troupes légères. Suivant l'impétuosité du général, une plaquette d'auxiliaires engage les si meurtriers archers alors que d'autres, sur l'aile droite numide, font face et encerclent les cavaliers légers devenus bien menaçant au pied de leur colline.
Mais c'était sans compter sur la réussite implacable des archers chinois qui repoussent les auxiliaires. Ceux-ci viennent s'empaler sur les troupes chinoises adjacentes. Au centre, dans le bras de fer qui voit s'opposer le dernier éléphant à la cavalerie lourde chinoise, un quatrième Lh numide, dans sa tentative de soutien à l'éléphant, périt. C'était la plaquette de trop...
Le calcul est rapide. Le second corps est démoralisé (son seuil de démoralisation se situant à 6 EE perdus). La totalité de ses plaquettes, soit 17 en tout, est considérée comme perdue. Quand on y ajoute le nombre d'éléments perdus par le premier corps, soit quatre plaquettes, on atteint le bilan de 21 plaquettes perdues. L'armée numide ayant perdu plus de la moitié de ses EE (équivalents éléments), soit 21/40 plaquettes, elle est considérée en déroute.
Ceux qui restent...
Bravo les gars, on est bien descendu de la montagneu à cheval, CLAP ! CLAP !